Bonjour Gentoo
par xOvni
J’ai donc quitté mon historique Mandriva pour tester Gentoo. J’avais entendu de nombreux avis positifs à propos de cette distribution, et elle répondait a priori à mes attentes :
Être relativement simple à utiliser et à installer,
Être flexible, configurable, légère,
Avoir des paquetages récents,
Être non-commerciale.
Mais ces raisons ne sont pas les seules. Les particularités de cette distribution (compilation des applications, mise-à-jour quotidienne de nombreux paquetages, quasi-absence de logiciels de configuration) nécessitaient certaines chose. Je me suis donc également lancé dans Gentoo parce que j’avais quelques pré-requis :
Un PC plutôt rapide, capable de compiler avec une vitesse acceptable de gros logiciels,
Une bonne connaissance de Linux,
Une connexion internet haut-débit.
Je me lance donc dans l’installation... C’est alors que je découvre le premier bijou de Gentoo : une documentation absolument géniale. Il n’y a qu’à voir le manuel Gentoo Linux/x86 pour s’en convaincre. J’avais peur de ne pas m’en sortir avec une interface graphique à l’installation, force est de constater qu’il est aussi facile de s’en sortir avec une très bonne documentation.
J’ai commencé par préparer mes partitions avec l’outil graphique de Mandriva, pour le coup très utile. Puis j’ai suivi à la lettre les recommandations du handbook pour l’installation ; enfin, pas vraiment à la lettre...
La chose était plutôt délicate, lorsqu’on sait que j’ai un accès réseau via wifi et que ma carte ne fonctionne qu’avec ndiswrapper, petit module noyau destiné à émuler les drivers Windows de cartes wifi. J’ai donc un peu triché... L’installation se passe normalement à partir d’un CD bootable qui contient un système Linux live et les outils nécessaires à la copie sur le disque dur de l’environnement de base. Malheureusement, ce Linux live ne m’a pas permis d’accéder à internet... Alors, au lieu d’utiliser l’environnement Gentoo du CD de démarrage, j’ai tout simplement installé Gentoo depuis ma Mandriva ! J’ai ainsi pu facilement accéder à internet pour lire la documentation, télécharger les outils de base pour l’installation (gcc, python...) et les applications indispensables (noyau linux :), ndiswrapper...).
On commence donc par installer les outils système de Gentoo (en particulier portage, le gestionnaire de paquetages), puis le noyau. Venant de Mandriva, l’opération me semblait quelque peu périlleuse, mais bon... J’ai ensuite installé, via portage, ndiswrapper. J’ai configuré lilo pour avoir un double-boot Gentoo/Mandriva, et j’ai démarré pour la première fois ma Gentoo.
Le premier démarrage a été plutôt infructueux... Je me suis vite rendu compte que ndiswrapper avait été compilé en utilisant les sources de mon noyau Mandriva :), et j’ai par conséquent redémarré illico ma Mandriva. À ma déception s’est vite substituée une certaine joie : j’avais pour la première fois compilé un noyau avec succès...
Une fois détecté sur le manuel Gentoo la petite commande qui va bien (et que j’avais malencontreusement oubliée), j’ai réinstallé ndiswrapper avec les bonnes sources noyau. J’ai redémarré, et là s’est produit un miracle... J’ai chargé ndiswrapper, j’ai choisi mon driver, et ça a marché. J’avais une machine avec en tout et pour tout un noyau avec un seul module chargé, un compilateur, quelques outils de configuration. Presque un linux from scratch ! Avec un accès réseau, tout était désormais prêt pour que j’installe une Gentoo fonctionnelle...
Le reste de cette expérience arrive dans la troisième partie.